Je me sens rarement d’humeur à les vexer, je voudrais que l’on s’entende, que l’on se quitte en bon terme, si l’on se quitte un jour. Alors je les laisse venir, comme sept voiles qui ondulent, mes mauvaises habitudes n’ont aucun angle droit.
Elles se courbent et se courbettent, s’enveloppent de bonnes intentions, tout de bonne composition, plateau d’amabilités. Elles se rapprochent un peu, savent bien qu’elles ne gagneront pas à être trop frontales, elles se dérobent et disparaissent le temps d’une courte résolution. Avant, mollement, de se jeter à mon cou, sans geste brusque quand ma garde se baisse, et tous leurs ongles crissent dessus ma carapace. Vaincu consentant, je les laisse escalader mon dos et me gratter la tête, de l'intérieur, mes mauvaises habitudes pourraient bien la vider, pourraient bien éponger les zébrures ; elles ne s’en soucient pas, embrassent l’espace qui reste, sans couvrir ce qui, avant elles, tapissait l’intérieur.
Puis elles se glissent dehors, au bout d'un moment, et s'éloignent et se disent bienveillantes, mes mauvaises habitudes pensent à mon avenir, peut-être autant que moi, il faudrait vérifier.
Voici comme chaque mois Les Vases Communicants,
"Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre."
Ceci à l'initiative de Tiers livre et Scriptopolis : par binôme, donc, chaque volontaire propose son texte chez un autre blogueur.
Ce moi-ci, j'accueille avec plaisir François Bonneau et son texte .
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